
Par Mazyar Zarandar
Plan :
0 : Introduction
0’: Méthodologie
1 : Technologie
2 : Guerre
3 : Industrie culturelle
4 : Esthétique du contrôle
5 : Civil et Militaire (à venir)
6 : Culture et Guerre (à venir)
7 : Technobiopolitique (à venir)
8 : Paxologie et Paxontologie (à venir)
0 : Introduction
Technologie, guerre et industrie culturelle : Esthétique du contrôle se propose de redéfinir explicitement le concept d’industrie culturelle d’Adorno et Horkeimer sous une nouvelle forme étendue encore interdite car tabou – bien que lieu commun de l’épistémologie oralée universitaire française et sûrement occidentale contemporaine aujourd’hui en 2026 – en tant que propre et appartenant au schème polémologique des complexes militaro-industriels du système terre tel que les êtres humains l’utilisent, en faisant état de fait d’une esthétique du contrôle par moyen qui s’immisce dans chaques instants de nos quotidiens par précisément la culture au sens large et les appareillages-systèmes1 de production, de distribution, d’achat-vente et de contrôle d’objets, de mots et de choses à forte portée sémiologique qui non seulement opèrent au sein d’une transduction Simondonienne mais peuvent être analysé.e.s au-delà de toute forme de rétentions tertiaires Stieglerienne comme occupant l’espace et le temps ontologique du vivant c’est à dire qui non-pas deviendraient nous-même ou nous remplaceraient en tant que vivant mais au contraire nous pousseraient à devenir celles-ci : Devenir la guerre par les prémices des technologies distillées par l’industrie culturelle polémologique.
Ma thèse est qu’il y aurait une prévalence du concept de culture à celui de guerre en tant que catégorie d’organisation d’un système économique et social globalisé qui ne pouvant se passer du contrôle des pratiques et activités de la pensée et des corps technobiopolitiques2 s’oblige à faire usage de nos vies civiles en tant qu’arme de défense et d’attaques, voir d’attaques-défenses militaires et donc de facto de transformer celles-ci en vies civiles militarisés, c’est à dire en sorte une annulation de la catégorie de civil au détriment de celle de militaire. Autrement dit, je pense que la catégorie épistémologique de civil ne définit aujourd’hui qu’une chaîne de causalité de nuances de moyen de défense ou de prédation militaire au sein d’une dialectique polémique schizophrénique où l’on attaque en guise de défense comme lors des guerres préventives, où l’on justifie la prédation et l’élimination de vies humaines et vivantes par le schème de la riposte ou du moyen de défense proportionné. De toute banalité évidente philosophique, on ne peut qu’admettre l’impasse de la guerre comme constante non-discontinue de l’histoire humaine, en effet il y a toujours une guerre quelque part en cours en tant que manifestation de dysfonctionnements systémiques considérés dans un paradigme de la paix, et une autre guerre débute alors que d’autres ne sont toujours pas closes et finit. La guerre ne finit donc pas et aucune trace attestée de l’archéologie nous permet d’en affirmer une autre typologie ontologique, rien ne nous permet aujourd’hui de connaître un monde hétéropolémique qui aurait un point d’origine ailleurs que dans sa polémontologie. Le polémos nous apparaît dès lors comme une constante de notre histoire qui fort de ne se résoudre dans tout idéal de paix finit par définir la nature même de notre existence puisque ne pouvant vivre sans, en dehors de celle-ci, ne pouvant systémer une planète terre où notre présence humaine pourrait se passer de la guerre non seulement à l’intérieure d’une généalogie nietzschéenne mais bien plus en tant que devenir de notre histoire du vivant. Il s’agira au cours de cette essai non pas de proposer une résolution au problème philosophique de la guerre ou de définir naïvement celui de la paix de manière tautologique mais plutôt de décrire l’agencement des catégories philosophiques qui agissent de mon point de vue aujourd’hui dans un état de guerre mondial avérée de coalitions armées contre d’autres coalitions armées, à l’heure des Intelligences artificielles, du cyberwarfare et de la menace nucléaire maintenues par des modes de vies définit par les programmes technobiopolitiques des États industriels mondialisés néo-capitalistes. Nous verrons en quoi est-ce que comprendre l’impact des circulations produites de la culture globale humaine et domestiquée peut nous permettre de mieux analyser nos rôles en temps de guerres actuels pour penser une paix qui force de ne l’être en retour est en 2026 est plus que jamais inactuelle.
0′ : Méthodologie
La méthodologie à l’emploi sera principalement ici post-structuraliste avec des apports de philosophie orientale néo-platonicienne et aristotélicienne. Il s’agira d’utiliser les outils de la déconstruction et de la grammatologie pharmacologique Derridienne par le recoupement de l’approche foucaldienne de la biopolitique augmentée de l’apport de Mhalla sur la technopolitique et de la technique et le temps de Stiegler d’un point de vue éco-féministe décolonial situé qui sera le mien. J’argumenterai en faveur d’une pluralité de point d’énonciation du discours qui ne se donnera pas pour affaire que de commenter la pensée d’autres intellectuel.le.s ni de les mettre en tension mais de développer une analyse singulière et originale sous la forme d’un essai philosophique non-universitaire sans pour autant faire l’impasse de la méthodologie ici post-structurante comme annoncée. L’appel à des ouvrages et œuvres de références se fera de manière ponctuelle si besoin en est, sans passer par une batterie de citations ou de paraphrases que je pense être ennuyantes en ce qui concerne mon propos.
1 : Technologie

Le mot technologie provient du grec Technè qui dans la Grèce antique désignait à la fois la pratique des arts et des sciences. L’histoire de l’art européenne en déduit deux catégories distinctes que son l’art et l’artisanat mais l’origine du mot était d’évocation plus étendue : un astrophysicien ou un chimiste étaient tout deux considérés comme détendeur de Technè. Il ne s’agissait donc pas d’un simple rapport à la technique ou l’ingénierie comme dans l’acception contemporaine du mot mais plutôt d’une catégorie philosophique de praxis transdisciplinaire de la connaissance athénienne à l’instar des savants arabo-persan du moyen-âge à Bagdad. Le logos quand à lui désigne communément la raison ou la logique en arabe ‘Mantegh’, pratique philosophique de la pensée rationnelle, une des cinq grandes catégories du domaine d’activité de la philosophie que sont l’Esthétique, l’Éthique, la Métaphysique, l’Épistémologie et enfin le Logos.
En français contemporain, on entend par ce qui est logique quelque chose qui va de soi, qui fait sens en tant que correspondance de résultat d’opérations causales morales, comme système de valeur à définition de moralité, en d’autre terme ce qui est logique en français est ce qui est affirmé et confirmé par la Science et plus vulgairement ce qui est accepté par le plus grand nombre. La technologie est donc selon cette amorce ce qui est logique en la technique c’est à dire ce qui est admis par la science et le plus grand nombre comme moralement valable et valide, souhaitable à l’usage comme un ordinateur ou un téléphone portable. L’Éthique des technologies s’appuiera sur la recherche en sciences médicales et cognitives dans le champs du civil et du militaire pour déterminer de ce qui est bon ou mauvais pour la santé dans l’usage de la technique, ou plutôt pour ouvrir la discussion, de la Tekhnè, organisée, produite et distribuée, vendu en tant qu’objet technique d’usage personnel, collectif ou professionnel, de civil ou de militaire. Il est important de préciser que les technologies au sens philosophique ne concernent pas uniquement le champs des technologies numériques comme les télécommunications mais visent et touchent également et ce à leur origine bon nombre d’autres dispositifs techniques d’usage humain et animal comme le silex, l’arc, le couteau, la roue mais aussi le langage et l’impression, la poudre à canon et la bombe nucléaire.
Le champs d’acception du mot technologie est donc très étendu tant son usage réside dans la plus part de nos pratiques et activités humaines pour nous même comme le vêtement de pluie déperlant qui use d’une technologie imperméable mais aussi dans notre rapport aux autres vivants comme la laisse pour chien qui permet de contrôler le champs d’action de l’animal domestiqué qu’est le chien. Cependant, il est vrai qu’à l’ère de l’hypercommunication et du tout connecté, les technologies ont revêtu une importance majeure en matière de communication et de télécommunication, raison pour laquelle son acception en tant qu’ensemble d’instruments techniques de communication est la plus répandu aujourd’hui. Nous pouvons dès lors commencer à nous poser une première question éthique en ressort du bien fondé ou non d’une technologie pharmacologique, qui peut être vertueuse tout comme délétère suivant son usage.
En effet, suite à de nombreuses révélations journalistiques avec les affaires Snowden et Wikileaks en 2013, nous savons qu’un grand nombre de nos conversations téléphoniques ont été écoutées à des fins de sécurité intérieure et extérieure. Bien que légiféré en partie aux États-Unis avec le Patriote Act post 9/11 , il n’en va pas ainsi des législations des pays européens et de la France qui officiellement n’avaient pas donné leur accord pour le déroulement des écoutes dites Snowden de la NSA. Le débat sur la vie privé à fait beaucoup d’échos après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 et a continué tout du long du premier quart du 21ème siècle jusque aujourd’hui à l’ère du Big Data et du ciblage publicitaire massif des populations des sociétés mondiales dénommée par Deleuze et Foucault comme sociétés de surveillance et plus tard comme sociétés de contrôle.
Ces techniques sont passées dans le domaine de la norme sociale aujourd’hui acceptés par la plus part, nul s’offusque d’être filmé dans l’espace publique par des caméras de surveillance ou dans les transports, nul s’offusque de voir ses données personnelles utilisées par des Gigatechs comme Google ou Méta, il est devenu tout à fait normal d’utiliser Instagram, Gmail ou Facebook en toute connaissance de cause sans pour autant remettre en question le bien fondé de ces technologies pour nos santés mentales et physiques. De la même manière, la guerre est devenu tout aussi habituelle que les technologies qui les utilise pour distiller de l’information et du renseignement, les principes algorithmiques sont le nerf des guerres cyber et utilisent des technologiques informatiques très proches de celle des réseaux sociaux par exemple. Il s’agit de programme très puissant à la manière des IA qui permettent de traiter un très grand nombre de données de manière à s’assurer de la sécurité d’un réseau humain national en France par exemple en passant par ses données correspondantes numériques ou à présent numérisées. Il est devenu normal d’un point de vue sociologique d’accepter ce passage au numérique nommé transition numérique sans pour autant remettre en doute les effets de ces manœuvres politico-diplômatiques sur les réalités de nos vies pour de fait accepter la réalité d’un monde en tensions urgentes ou des êtres vivants meurent tués chaque jour sous les coups et frappes aériennes et terrestres des guerres rapprochées ou de rapprochement, que ce soit en Afrique de l’est ou au Congo, entre l’Iran et Israël ou encore les guerres à répétition qui se déroule depuis plus de 50 ans au Liban. En France le plan Vigipirate Urgence Attentat est toujours déployé partout sur le territoire, indiquant que même si la menace terroriste ne se manifeste plus de manière visible depuis les attentats de Nice et de Strasbourg (2016 et 2018), elle reste cependant planante et possible, ce qui nous plonge dans un État d’urgence qui devient un uncany, une inquiétante étrangeté dont on s’habitue volontiers à défaut de savoir quoi faire d’autre pour vivre non pas heureux et heureuses mais plutôt survivre c’est à dire vivre en sachant qu’on ne sera pas heureux tant que la paix de régnera pas sur terre et partout ailleurs. Les tensions domestiques accentuent et exacerbent ses sentiments d’insécurité qui même si ils sont avérés par un contexte international polémique, ne justifient pas de l’irrationalité et de la bêtise de discours de haines racistes, sexistes, homophobes, transphobes, anti-sémites et islamophobes.
Nous vivons dans une machine que nous formons par nous même, nous somme devenu une technologie de guerre pour la guerre et sommes confronté chaque jour à nos propres sentiments de schizophrénies à l’échelle de sociétés où la puissance nucléaire n’est finalement qu’un aveux d’impuissance face à l’inévitabilité de la guerre comme état de rigueur et de constance. Cette double tension contradictoire est à l’origine de pertes de repères massif des populations mondiales et notamment en France où les problèmes de santés mentales se sont désinhibées ces dernières années, il est devenu banal d’être déprimé, de faire un burn-out, d’être bipolaire, lunaires etc. On considère que parler de santé mentale est quelques chose de moralement positif mais nous ne remettons pas en raison et en cause l’origine évidente de grands nombres de mal de vivre à l’heure d’une soit disant émancipation de l’humanité par le biais des machines et des technologies.
La recherche en robotique comme toute recherche en technologie de pointe prend ses offices dans les laboratoires militaires tenus secret des plus grandes puissances (impuissantes) du monde et nous offre un triste marché de l’après-bataille quand nous ne servons pas de cowbay à nos propres dirigeants et capitaines d’industries. Nous vivons dans un système saturé d’informations contradictoires où il fait bon de se demander pendant des heures assis sur le divan ou à coup d’anti-psychotique pourquoi on ne sent pas bien au quotidien dans un monde où on peut encore mourir de mal-nutrition, d’insalubrité, de travail forcé, de manque d’accès au soins et besoins vitaux primordiaux.
Tout ceci nous permet de mettre en perspective la catégorie épistémologique de Technologie dans une lecture humaniste et ontologique phénoménologique pour beaucoup pessimiste et c’est là où je pense que la philosophie doit et peut intervenir en tant que domaine de liberté de la pensée en acte et sentir de nos propres sens en quoi est-ce qu’une compréhension précise et grave de nos situations actuelles nous permettraient de régir nos inactualités futures hétérotopiques en leur hétéropolémologie possibles et non pas fantasmés ou utopiques.
La pharmacologie peut être amoureuse ou pleine de haine, une technologie de communication peut transmettre des messages de haine ou d’amour, reste à savoir comment mettre en place un schème amoureux qui soit consentit et non forcé, c’est à dire rentrer dans un paradigme de l’amour qui ne soit pas une haine qui ne dise pas son nom en qualité de guerre généralisée de tous contre tous où les conflits entre États-nations se transformeraient en conflits larvés sur sol domestique en territoire nationale, où des compatriotes s’opposeraient les uns aux autres pour savoir dans le fond comment répondre à une question que nul ne prétend résoudre : comment ne plus faire la guerre ? Et pour cela imaginer un monde en Paix ou la probabilité de se faire la guerre serait réduit à 0.
2 : Guerre

G de gnose, U de union, ERRE de terre ER de ère, Re de répétition.
En grec le mot guerre se dit Polémos, il vient du nom du dieu Apollon, figure divine de la guerre et de la beauté dans la Grèce antique. Le mot guerre en français contient la lettre G de gnose, le U de union, les quatre dernières lettre du mot terre, le ER de ère et le RE de répétition. Une lecture étymologique original du mot guerre serait : Ère de la répétition de l’union de la gnose. D’un point de vue métaphysique, cette proposition de traduction étymo-phonétique basé sur l’indo-européen, et le sanskrit nous permet d’établir un schème général (hors écriture idéogrammique même si l’on pourrait en dresser un tableau de correspondance via la sanskrit et le vieux perse) du concept de guerre en cours de validité en 2026 : Il s’agit pour des groupes d’affinités idéologiques de défendre le sens commun des hiérarchies de leurs valeurs morales en tant que sociétés alliées ou ennemies voir concurrentes. Une guerre peut être strictement commerciale avec des logiques de prédations de marché et élimination de raison juridique et d’activité (personne morale) et non pas de personne physique.
Nous savons par ailleurs qu’une des raisons principale de la guerre est d’obtenir des privilèges économiques par accord bilatéraux ou multilatéraux dont les effets et impacts sur les économies des pays en guerre servira à transduire les valeurs morales des sociétés vainqueuses vers les sociétés vaincues et d’autre part renforcer la validité des modes de vies de pays vainqueurs tout en garantissant leurs futures évolutions planifiés par les systèmes et modes de gouvernances nationales et transnationales, confédérés et alliés. Ce schéma repose sur un respect protocolaire des droits des autres nations réglementé par le droit de la guerre que le système juridique international a pour devoir de garantir.
Mais l’on sait bien en réalité que le pouvoir des instances internationales en matière de régulation des droits humains internationaux en temps de guerre est réduit à la mesure de la gravité des conflits pour chaque Nation et ses situations polémologiques. Les États-Unis n’ont par exemple pas obligé la France à adopter le style de vie américain après le génocide Nazi de la seconde guerre mondiale mais force est de constater que la culture américaine est très présente en France et la sûrement été de plus en plus depuis la libération de celle-ci par l’armée américaine en 1945 en Normandie.
La culture française ne semble pas avoir été bafoué et la France a toujours considéré historiquement les États-Unis comme son allié le plus fidèle mais nous avons observé des séquences diplomatiques tendues ces dernières années entre Donald Trump et Emmanuel Macron ou l’un semblait mettre la pression sur l’autre de façon à nous faire sentir la suprématie et non plus supériorité militaire et diplomatique américaine sur celle de la France quand bien même la catégorie de supérieur serait à reconsidérer à l’aune des autres atouts de la France comme sa capacité informationnel à produire et conserver du renseignement dans une stratégie de Défense nationale post-coloniale et non d’Offensive prédatrice comme nous le montre les États-Unis depuis presque un siècle désormais (Vietnam, Cuba, Irak, Afghanistan, Darfour, Iran, Venezuela).
En effet, la supériorité d’un pays sur l’autre ne se définit pas uniquement en nombre de soldats, d’armes de destruction massives ou de PIB, elle se compte également par la force des ses services de sécurité intérieure et extérieure, par la qualité de sa capacité d’espionnage et de contre-espionnage. Les classement mondiaux basés sur les données publiques de capacités militaires et économiques ne prenant pas en compte tout le travail de l’ombre exercé par chaque Nation et donc la réalité des positionnements et positions des États-nations de la planète sur l’échiquier militaro-diplomatique international.
On comprendra aisément donc que la guerre n’est pas uniquement définit par ce en quoi elle est rendu et médiatisé, par ce que l’on voit à la télévision sur les chaînes d’informations et sur les réseaux sociaux ou dans les journaux mais elle est et je le pense en grande partie à la manière d’un iceberg uniquement visible en ses moins visibles considérations marquant de fait un domaine gris d’information et donc de connaissance philosophique avec lequel nous devons tenter de raisonner en tant que philosophe de la guerre ou philosophe qui travail sur le concept de guerre. Il nous faut à la manière des journaliste reporter, lire entre les lignes de l’information disponible pour en déterminer le sens profond philosophique en tant que catégorie conceptuelle philosophique qui se veut faire système dans le monde actuel.
C’est ici que le problème des sources et références peut manquer à être clarifier pour la suite de toute autre idées sur ce qui concerne ce texte mais je pense simplement qu’il n’est pas besoin d’avoir accès à toutes les informations existantes quand bien même elles nous seraient cachées pour penser de manière logique et rationnel sur ce que nous ne savons pas et c’est sûrement même ce qu’il y aurait de plus philosophique à ma recherche ici que d’avancer pas à pas non pas à la manière d’un politologue ou d’un journaliste en argumentant à la faveur de données historiques en correspondance d’étaye direct mais plutôt partir de différent réseaux de connaissances et de données parfois parcellaires pour en déduire des possibilités logiques en leur démonstrations argumentées afin d’atteindre le but de mon écrit qui est de comprendre en quoi la catégorie de culture serait prévalente à parler de guerre et comment et en quoi celle de guerre pourrait être que le proxy de celui de culture.
Autrement dit expliquer en quoi est-ce que la guerre est une affaire de cultures qui elles-même s’articulent par la force des idéologies polémologiques en faisant usage de la culture comme moyen de soft-power afin de limiter les risques d’insurrection dans les espaces-temps nationaux et étrangers et maintenir les régimes politiques en place dans leurs cycle de pérennités constitutionnels, c’est à dire comment est-ce que la culture agît en tant que moteur de la guerre elle même articulée en tant que concept dans et par la catégorie philosophique de la guerre dont elle dépend dans sa structure déterminée.
Il s’agit donc de glisser vers notre compréhension structurelle de la catégorie conceptuelle de culture afin d’en dresser un domaine de pensée qui aura pour but d’en sortir pour penser au-delà de la guerre c’est à dire penser au-delà de la culture et en poser un post-schème philosophique d’ouverture épistémologique visant à penser un monde hétéro-culturologique et par cette entremise hétéro-polémique en prenant le soin de ne pas by-passer cette dernière catégorie. Il ne s’agira donc pas d’annuler le concept de guerre dans les faits de valeur conceptuelle mais plutôt d’y apposer un spectre conceptuel re-informé qui nous permettra de regarder la guerre pour ce qu’elle est et non pas pour ce en quoi elle nous fait peur et nous semble irresolvable par conséquence direct.
Je m’appuierai sur l’Éthique de Spinoza dans la suite de l’essai afin de déconstruire le concept de désir en tant que moteur de la structuration de celui de culture afin d’éviter un passage pathétique sur la dialectique naïve de l’amour et de la haine elle même rendu quasi caduc par la dialectique du maître et de l’esclave de Hegel qui semble avoir résolu la fragilité des limites posées par le bi-concept d’amour et de haine dans les plus lointaines frontières de leur acception et de leur entendement commun. Il est maintenant claire qu’il s’agit pour moi non pas d’opérer une critique radicale de l’École de Francfort en démontant l’obsolescence du concept de Kulturindustrie à l’éclairage de la thèse susmentionnée mais de partir du postulat de son inefficacité entendue à la nécessité de penser la guerre au-delà du concept de culture en tant que catégorie structurante et surplombante de celle-ci, la guerre sera donc pensée ici comme une sous-catégorie du concept de culture et non pas le contraire.
Il y aura donc comme l’effet d’un bon par dessus la critique radicale du concept de Kulturindustrie qui n’en sera pas un puisqu’elle figurera en filigrane au sein du développement philosophique qui suivra. Celle-ci apparaîtra au fil de l’argumentation sans pour autant en faire l’objet. Je demanderai donc aux personnes qui liront ce texte d’y accorder une importance certaine afin de ne pas chercher ce qui n’est pas le propos de ce texte. La critique radicale de l’École de Francfort sera donc évidement un moyen et non pas une fin en soi en ce qui me concerne.
La guerre n’est pas une fin en soi, il s’agit d’un moyen d’obtenir des effets et résultats politiques, économiques, sociaux, militaires et culturels définit par une planification stratégique de la guerre. Ce schème polémologique se base sur une main mise de l’Industrie culturel à des fins de production de la guerre sous toutes ses formes schizophrénique, que ce soit par l’attaque ou la défense faire la guerre c’est faire la guerre. Les industries culturelles ont bien plus de puissance en acte en elle même que d’être au service de formes de suprémacisme ou de quelconque domination raciale, politiques, économique et sociale. Elles sont le lieux d’expression de la multitudes de nos identités culturelles et linguistiques, ceux de nos histoires communes et reliées, le moyen de sortir de toutes formes de désir d’insurrection et de vengeance, de sortir de la guerre pour établir la paix comme histoire perenne de l’humanité, comme événement non-discontinue de notre Histoire.
3 : Industrie Culturelle

Le concept d’industrie culturelle à été forgé par les philosophes et théoriciens critiques allemand Max Horkeimer et Théodore Adorno pendant la seconde guerre mondiale. Fort de leur expérience de censures et de persecussions raciales et religieuses en territoire Nazi allemand durant le deuxième quart du 20ème siècle, c’est au États-Unis qu’ils se réfugieront afin d’avoir l’espace et le temps de liberté d’expression démocratique de la production d’un des apports les plus important à la philosophie de l’art et à la théorie critique qui se poursuit jusque aujourd’hui. Jusqu’à Adorno et Horkeimer, le concept de culture n’était pas entendu en tant que faisant partie d’une industrie à part entière, on pensait communément que la culture comme le cinéma, l’édition ou les médias faisaient partie de l’industrie du divertissement (entertainement en anglais).
L’apport majeur des philosophes allemand a été de regrouper ces domaines de la production culturelle au sein d’une seul catégorie conceptuelle à visé économique, sociale et politique et d’oser relier ce qui paraissait le plus cher aux yeux des classes bourgeoises et dirigeantes comme non seulement n’étant pas le fruit d’activité de pensée et de pratiques libertaires et humanistes mais au contraire comme faisant partie d’un système industriel organisé qui a pour but de maintenir les statu-quos démocratiques au seins des sociétés occidentales afin de contrer toute tentative de construction, de déploiement et de maintien de projets politiques révolutionnaires. C’est la critique que mènera Walter Benjamin en collaboration avec ses confrères de l’École de Francfort afin d’expliquer en quoi est-ce plus largement l’art était non pas un moyen d’émancipation politique révolutionnaire mais plutôt le contraire, c’est à dire des permissions d’expressions qui utilisent l’idéal de la liberté d’expression à l’intérieur de systèmes politiques de censures afin de canaliser les pulsions révolutionnaires et maintenir la stabilité des systèmes politiques en place.
Les artistes selon Benjamin ne sont donc pas des visionnaires et architectes d’hétérotopies en devenir mais ont bien au contraire comme fonction première que de participer pleinement à un système de production industriel global qui a pour but de poursuivre les projets politiques et idéologiques polémiques en marche et place tout en annulant les foyers de pensées en actes insurrectionnels intégrant à plein régime une économie sociale basée sur le principe de la récompense par rémunérations multiples dont ils se font dépendant en tant que seul moyen de subsistance de leur vie par l’art.
Mon postulat est qu’en 2026, le concept d’industrie culturelle ne concerne plus uniquement les domaines d’activités du Cinéma, de l’édition et des médias mais touche de manière déterminante les industries de l’art contemporain, de la musique, des arts-vivants et plus largement à tout ce qui touche à la culture comme l’industrie de la mode et du prêt-à-porter mais également celles du tourisme, de l’agroalimentaire, de la pharmacie et des cosmétiques. La définitions du concept de culture nous aidant à comprendre ce postulat de départ en tant que toute activité et pratique humaine ou vivante commercialisée régie et basée sur des systèmes de valeurs morales organisées par zone et territoire politique de contrôle ethniques, linguistiques et religieux. Ses formes et concepts de fabrication et de distribution sont structurées à partir de désirs définis en besoin économique et social nommé demande qui justifient de leur ontologie capitaliste, c’est à dire qui se démontrent rentables du court au long terme de manière direct ou indirect.
Un désir transformé en besoin sera du point de vue de la psychanalyse générée par des pulsions ou systèmes pulsionnels garantissant la faisabilité et l’exécution efficiente des tunnels de ventes marketisés que ce soit de façon numérique ou analogique-physique. Un hypermarché sera ainsi organisé de manière à atteindre ses cœurs de cibles en fonction des données biographiques des populations majoritaires en raison des territoires concernées afin d’appuyer la vente massive de bien de consommation aux différentes périodes de l’année, Noël et le Ramadan étant des exemples que tous le monde connaît. Noël comme le Ramadan certes ne sont pas des périodes de célébrations analogues d’un point de vue religieux mais sûrement d’un point culturel en tant qu’évènements économiques et sociaux. Ces deux événements culturels, économiques et sociaux se manifestent par une hausse des dépenses au sein des foyers français qui se basant sur des systèmes de croyances et d’obédiences religieuses et culturelles modifient structurellement leurs modes de vie de manière temporaire pour répondre à une homogénéisation des habitus alimentaires et religieuses par exemple.
Il ne s’agit pas ici de faire une analyse comparée de Noël et du Ramadan quand bien même celle-ci pourrait s’avérer intéressante d’un point de vue sociologique et philosophique mais plutôt de ramener l’expression de ces moments de célébration à des prérogatives d’agenda politique car économique où pour rejoindre la théorie Benjamienne sur l’art contre-insurectionnel de comprendre en quoi est-ce que Noël et le Ramadan sont au service de l’Industrie culturelle au sens large et non pas le contraire. C’est à dire comprendre qu’en temps de guerre comme règle et non d’exception, la célébration de fêtes religieuses et culturelles comme Noël ou le Ramadan constitue des besoins militaires stratégiques visant d’une part à générer des recettes commerciales majeures de l’année administrative pour renforcer l’économie de guerre en cours (s’ajoutant au budget Défense de l’année suivante) et d’autre part permettre un cycle de fêtes à répétition faisant l’effet d’une soupape de résistance au stress et aux rythmes effrénés du travail. Ces deux fêtes apparaissent toute deux comme des sortes de pauses au milieu d’un calendrier humain qui pour des raisons politiques, économiques et militaires a besoin de permettre des moments de relâches à certains groupes de population afin de garantir la productivité présente et future de l’économie tout en faisant de ce repos l’occasion d’une rentabilité financière et économique de grande échelle.
C’est ainsi l’ensemble de la culture et ses manifestations tel que définit plus haut qui devient dépendante des planifications militaro-diplomatiques à fort potentiel commercial pris dans des logiques capitalistes polémiques et non l’inverse. L’équation de la stratégie est simple : en tant qu’être humains, nous ne pouvons vivre sans culture, c’est à dire sans en produire, sans élaborer et poursuivre des pratiques vivantes pour mener nos vies. Le capitalisme-militaire se base sur ce besoin fondamental pour prévoir chaque mutation et transformation des modes et modalités de fonctionnement de son système afin de récupérer chaque élément et corpus de différences afin de les répéter au sein de son appareillages-systèmes pour en déduire un système de dépendance commerciale qui lui permet de maintenir et de produire de nouveaux rapports de pouvoir et de force sur l’échiquier internationale.
Le vecteur de transformation épistémologique que je proposais en préambule à savoir de sortir de la catégorie de guerre (mais aussi de guerre culturel) pour re-informer celle de culture est une tentative de renversement épistémologique qui permettrait non-pas d’empouvoirer celle de culture dans une lecture marxiste ou marxienne de la lutte des classes mais de se demander en admettant la relation hiérarchique actuel entre la culture et la guerre où cette première serait condition et déterminée par la seconde, qu’elles seraient les termes d’un système de pensée post-structuraliste permettant de considérer la culture comme concept prévalant à celui de guerre ?
Le problème actuel rémanent de notre émancipation vis à vis de la guerre est celui du contrôle a priori de la catégorie de culture par cette dernière et les systèmes économiques et sociales militarisés par les États-nations et groupes politiques terroristes du monde. La gouvernementalité par la force balistique demeure un moyen de pression avéré qui fait pencher la balance du côté de la guerre au détriment de la culture. C’est ici je pense un biais de logique qu’il faut résoudre en s’appuyant sur la raison, comme l’a démontré Spinoza (IV – Éthique) , seul un corps plus petit peut en effet être borné par un corps plus grand. Un corps ne peut pas être borné par une pensée et inversement et c’est ici important : une pensée ne peut être borné par un corps. Le concept de culture ne peut donc pas être limité par celui de guerre tout comme aucun autre concept ne pourrait l’être d’un autre. Le cas où une pensée pourrait être borné par une autre c’est à dire le cas où un système conceptuel serait limité par à un autre, serait celui dont l’agencement (agency en anglais) serait dépendant et par sommation sous le joug de l’autre, c’est à dire le cas où une pensée serait dominée par une autre. Ainsi, la seule possibilité pour une pensé d’être dominée par une autre est d’utiliser de manière asservissante et soumise le même système de pensée qu’une autre, c’est à dire les mêmes articulations de concepts qu’une autre dans le but de s’y soumettre. Un consommateur de bien de masse comme des chaussures de sport de marque américaine utilisera le même système de pensée que les dirigeants de l’entreprise de chaussures de sport tout en se soumettant aux axiomes de la société productrice de chaussures de sport c’est à dire un certain dicta de l’esthétique et du goût pour la plasticité, le confort et plus important encore la valeur sociologique que revêt le fait de porter telle ou telle marque de chaussures de sport.
Le slogan de l’entreprise Nike « Just do it » ( fais-le) transmet ainsi un système de structuration sémiologique impératif de la pensée qui joue sur le caractère pulsionnel de l’acte d’acheter qui connecte avec le système libidinal des individu.e.s qui sans se le dire explicitement procéderont à l’acte d’acheter une paire de Nike en se rassurant du caractère pulsionnel de leur achat sous l’égide de la bien-séance et du bien fondé du message de l’entreprise Nike, bienveillante puisque connu du plus grand nombre pour ses produits renvoyant à une certaine culture du sport mais aussi au street-wear c’est à dire à des subcultures urbaines dites culture de rue comme le Hip-Hop. C’est toute l’industrie du prêt-à-porter et de façon plus générale tout le système militaro-industriel global qui forge des personnas client cibles que nous devenons au gré de nos pulsions de consommation. La force du capitalisme contemporain est de ne plus chercher à forger des catégories de personnas client.e.s cibles type au sens strict mais de laisser les personnas se définir dans un panel de choix de consommation qui se redéfinissent en même temps que les consommateurs évoluent. Cette méthode agile permet à la fois d’ancrer les stratégies marketing dans du Big Data algorithmique sur base de probabilité tout en faisant croire aux consommateur-ice-s qu’iels sont libres de faire leur choix et que leurs pensées ne dépendent pas de probabilités. La borne du consommateur averti étant de devenir à son tour lui-même entrepreneur si iel identifie un désir-besoin qui se situe au-delà de son spectre d’acceptation épistémologique et moral. Un consommateur insatisfait du marchés de la bière dans les bars et cafés pourra par exemple brasser sa propre bière et ouvrir son beergarden coopératif dans sa ville avec d’autres insatisfaits de la même pratique culturel.
Le mal être grandissant des populations des sociétés du monde repose sur un sentiment d’impuissance à sortir du schème polémologique dominant qui met toute pratique et toute pensée au service de son projet polémontologique. Nous souffrons de ne pas trouver de solutions à notre incapacité de vivre dans la Paix universelle car nous nous ne trouvons pas les moyens de penser au-delà d’une épistémologie polémologique qui définit nos rapports à nos ontologies. Ce sentiment d’enfermement est à la fois bien réel (l’impuissance) et en même temps illusoire (une pensée ne peut borner un corps pensant) d’un point de vue du logos et de la métaphysique appliquée. C’est au sein d’une esthétique du contrôle que nous vivons nos illusions de frontières ontologiques que nous définissons comme immuables accusant le coup de ne pouvoir briser les chaînes de nos enfermements physiques et métaphysiques. Cette esthétique nous donne à voir, penser, dire et faire lors de nos quotidiens de manière déterminée par un système de pensée en acte militaro-industriel dont nous faisons pleinement parti avec lequel nous avons fusionner en son usage cyclique permanent. La première étape à une sortie d’un système polémontologique est d’accepter ce en quoi nous y participons et comment changer nos systèmes épistémologique pour ce faire.
4 : Esthétique du contrôle

Nous vivons dans un monde remplis de formes, d’objets et de choses que nous pensons et usons chaque jour en leurs valeurs sémiologiques informés que nous acceptons. Nos pensées raisonnent en mouvement grâce et par le langage sous la forme de systèmes de pensées définies par les systèmes philosophiques que nous avons appris et que nous utilisons chaque jour pour donner du sens à nos vies. Nous avons la faculté de penser également par l’image quand bien même chacune d’elle ou chacun de leurs agencements nous renvois à leur signifié linguistique. Si nous pensons l’image d’un chien, nous y apposerons sont signifié linguistique correspondant de manière simultanée. Le signifié linguistique peut également être prévalant au signifié imaginal, il est possible de penser l’image mentale d’un chien en activant son signifié linguistique post-pensée mais aussi au contraire ante-pensée. Dans les deux cas il paraît difficile de faire fie du langage lorsque nous pensons en tant que locuteur d’une langue que nous lisons et écrivons. Une personne illettrée qui parlerait le français comme langue d’expression orale fera le même type d’expérience de la pensée avec une part amoindrie de la graphie du mot chien par la celle-ci. Ces premiers axiomes nous permettent de définir le langage comme structurant de la pensée qui est toujours un phénomène en acte. Lorsque nous pensons, nous agissons avec le corps pour penser quelque soit les situations dans lesquelles nous nous trouvons, et quelque soit ce que nous fassions avec le corps lorsque nous pensons nous agissons. Ces mêmes pensées en actes nous permettent de générer ou de créer d’autres pensées ou actions dans le monde. C’est ainsi que nous construisons nos vies du début à la fin. Lorsque nous sommes enfant, nous pensons principalement en image et en vocalisation qui peu à peu forment le ou les langages que nous utiliserons pour penser en grandissant.
Toute théorie est basée sur le champs du domaine observable de l’objet de nos connaissances choisies. Nous observons à l’aide de nos sens : la vue, le touché (l’haptique), l’ouïe, l’odorat, l’intuition. Le principal but de notre existence sur terre est de rester en vie, c’est à dire de maintenir la stabilité de nos fonctions vitales afin de poursuivre notre existence physique et avancer sur le chemin de notre pensée appelé philosophie, connaissance, gnose, religion, politique etc.
Mais nos parcours de vie ne naissent pas ex-nihilo, ils naissent de systèmes existants de pensées et de pratiques multiples et nombreuses. C’est parmi ce vaste choix de données de la connaissance que nous nous construisons en ayant la possibilité de faire émerger de nouvelles connaissances à l’instar de l’épistémologie, des sciences et plus largement de toute forme de création nouvelle. C’est tout l’enjeu de la recherche scientifique qui même si ne revêt pas l’ensemble du domaine de la création de la connaissance constitue une part belle de notre activité d’innovation humaine. Toutes les formes de vies créent par ailleurs de la science à travers leurs évolutions génétiques en mutation qui permet au vivant de s’adapter à son environnement différant pour continuer de survivre et assurer celle de son espèce. Les oiseaux migreront pour affronter les difficultés des climats terrestres, les êtres humains feront des découvertes en génie civil et en urbanisme pour améliorer leur qualité de vie respective.
Si nous enlevions le phénomène de la guerre en tant que concept philosophique ou plus précisément sa manifestation physique et métaphysique, dans un monde en paix, l’ensemble des nos techniques et modes de productions culturels seraient suffisantes à la garantie d’une vie heureuse pour chacune et chacun. Le problème rémanent est bien celui de la guerre qu’il s’agit de comprendre du point de vue du logos afin de le déconstruire et le mettre hors-service. Pour cela il faut dans un premier temps sortir le concept de guerre du hors-champs subaquatique de l’iceberg évoqué plus haut pour le ramener sous nos yeux et poser les mots appropriés afin d’apprendre à le connaître par nous même.
Dans l’ouverture de ce chapitre il était question du caractère structurant de la pensée par le langage et de la construction de nos vies sur les modèles des systèmes de pensées existants. Il est important de rappeler au/la lecteur-cice que nous autre humain sommes composé.e.s d’un corps et d’une pensée qui agissent de concert en étroite relation. Ces points communs nous relies en tant que membre.x d’une seule espèce humaine. Ainsi il est possible de se sentir familier avec une personne habitant l’autre bout de la planète avec qui nous ne partageons aucune histoire proche commune, ni langue, ni famille, ni métier si ce n’est un patrimoine génétique qui prend son origine quelque part dans un des berceaux de l’humanité entre l’Afrique et l’Asie il y a plusieurs dizaines de millions d’années. Les formes de nos existences, bien que changeantes et différentes les unes des autres dans les détails sont autant d’objets physiques et métaphysiques qui nourrissent nos quotidiens et nos manière de penser, de travailler, de se divertir, d’apprendre mais aussi de faire la guerre.
La guerre ne se fait pas uniquement sur le front à coup d’armes automatiques et d’attaques-défenses balistiques. La guerre se fait sur tout ses champs des batailles dont l’économie et par conséquence l’ensemble de la société fait partie. Si une Nation engagé en guerre comme la France ne veille pas à ses intérêts économiques sur le territoire et à l’étranger, c’est le futur de son armée qui serait remis en question. Une Nation a besoin d’argent pour pouvoir faire la guerre qu’elle que soit sa stratégie d’attaque et de défense, elle a besoin de moyens financiers pérennes et multiples afin d’assurer l’état de fonctionnement optimal de son ministère des armées. Pour ce faire, elle a besoin de contrôler le bon déroulement de sa planification stratégique à long terme piloté depuis l’Élysée.Ce besoin de contrôle est une nécessité vitale pour la survie d’un pays pour éviter tout risque d’insurrection intérieure d’une part et d’autre part protéger l’État contre toute formes d’agression extérieure. Cette dialectique du contrôle se manifeste par les formes esthétiques de gouvernances à travers l’appareil d’État dans son entier en s’appuyant sur la loi et le maintien de son respect. C’est ainsi l’ensemble de l’appareil d’État français qui sera dédié à l’application de la loi (ou des lois) ainsi que la vérification de son application. Les services de sécurités et de sûreté intérieure comme la police ou la gendarmerie ne sont pas les seules entités de l’État à s’assurer du maintien de l’ordre c’est à dire le respect de la loi. Elles œuvrent à garantir une certaine forme de sécurité intérieure tout comme les chef.f.e.s d’entreprises se doivent de garantir d’autres formes de sécurité pour leur employé.e.s, clients et prospects. Une personne salariée devra se conformer au code du travail et aux conventions collectives propre à son domaine d’activité en plus de ses devoirs de citoyen.ne ou de résident.e.x à savoir respecter la loi, ses devoirs et ses obligations. Le système de punition (amendes, prison, asiles) dans le cas d’écart ou de dérogement à la loi permet de garantir un ordre établie général en s’opposant à toute forme de comportement déviant du cadre tenu et tendu par le système judiciaire. Ce maillage territoriale de la loi encadre ainsi l’ensemble de nos pratiques et activités en posant un système moral humain de rigueur auquel nous devons nous confronter et accepter comme base d’un contrat social que nous n’avons pas choisi au moment de notre naissance. Ce contrôle opéré par l’État de nos respects et irrespects de la loi produit un système esthétique de formes et d’objets, de choses mais aussi de dires et d’écrits qui constituent nos environnements de vie depuis que nous existons. Cette esthétique du contrôle permet d’une part de donner à la population de connaître une vie suffisamment stable sur le plan physique-cognitif afin de pouvoir fonctionner convenablement dans la société à savoir y exercer une fonction, rôle ou métier jugé nécessaire à la société et à son économie polémique et d’autre part et surtout répondre aux projets de planifications de la société française produite par l’appareil d’État. C’est l’ensemble de la culture comme catégorie conceptuelle qui devient le terrain d’opération de cette esthétique qui s’immisce partout dans nos vie, à travers chaque objet du quotidien et chaque corpus d’objet fonctionnel, chacun de nos gestes sont ainsi pris dans ces modes de vie aux formes du contrôle. Dans cette perspective, c’est toutes nos vies qui sont mise au service de la polémologie étatique en faisant usage de la culture comme canevas et objet d’articulation de stratégies militaro-diplomatiques.
L’esthétique du contrôle utilise notre libre arbitre comme moyen de persuasion de son bien fondé en nous obligeant de valider moralement et donc d’un point de vue philosophique ses effets, impacts et structures chaque jour à travers chacune de nos pensées et actions technobiopolitiques. Les manifestations matérielles de nos vies à l’aune des modes de vies propres aux différentes classes sociales de la société sont autant de dispositifs de coercition qui nous maintiennent dans les cadres pratiques et psychologiques de conditions sociales et politiques que ces esthétiques déterminent et dictent. Nos choix de répondre à nos besoins vitaux et primordiaux passe par le biais de formes esthétiques déterminées qui nous sont imposées afin de maintenir, réduire ou augmenter la quantité et la qualité de privilèges auxquelles nous avons accès pour vivre. L’égalité face aux droits humains est aujourd’hui en France un fait de loi qui n’est pas appliqué en pratique dans la société, des individus issus de classes sociales ouvrière victimes de violences intra-familiales et de maltraitances ne seront jamais égaux en droit de fait face à des individus issus de milieux sociaux bourgeois non-maltraitant. Les personnes les plus vulnérables sont les personnes qui auront le moins accès au pouvoir politique et aux privilèges matériels qui vont de paire. Il est important de souligner que quand bien même les formes esthétiques du contrôle diffèrent selon les classes sociales de la société (une personne de classe bourgeoise ira en week-end en bord de mer une fois par semaine alors qu’une personne de classe ouvrière y ira peut-être une fois par an), elle ne peuvent d’un point de vue logique constituer une échelle de valeur moral. Du point de vue situé d’un individu issu de la classe ouvrière, la vie d’une personne bourgeoise n’est pas nécessairement mieux ou moins bien, elle peut être simplement différente. Il n’en reste que les effets sur la santé mentale et physiques se feront ressentir très vite. Une personne ouvrière verra son corps s’user bien plus vite qu’une personne cadre supérieure. Il est donc sensé de penser et d’écrire que la culture ne peut-être considérée comme un ensemble continu et homogène tant son accès est segmentée par classe socio-professionnel. Autrement dit le concept de culture n’existe que sous formes parcellaires dont l’accès est fonction de l’appartenance aux différentes classes sociales de la société au sein d’une esthétique du contrôle qui nous est imposée comme modèle dominant de nos formes de modes et d’expériences de vies.
1Appareillage-Système : Diaterme définissant un système de contrôle à embranchement et sous-branchement quelconque pris à l’intérieur d’une tentative collective d’usage actif et efficient du concept Deleuzien de Rhizome.
2Technobiopolitique : Considérer l’être humain et vivant en générale comme détenteur de technologie biopolitique c’est à dire doté d’un corps système agent et capacitant singulier ainsi qu’un esprit ou âme motrice agentifiant.
Mazyar Zarandar , Seine Saint-Denis, 2025-2026

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